icon_facebook_grey.png

  • Frédéric Arron
  • liberez heros interieur
  • passiongagnante

Le business model NETFLIX - Pas une question de "travailler dur"

images/netflix.jpg

"Hard work is irrelevant". "Travailler dur n'est pas la question" - "Travailler dur est hors sujet". Pas évident de traduire cette phrase désormais associée, et depuis un certain temps déjà, au géant américain du divertissement NETFLIX. La plateforme de films et séries en ligne compte désormais 140 millions d'abonnées et réalise un chiffre d'affaires annuel de 16 Milliards de dollars. Voilà qui a de quoi suprendre tant les formules comme "Travaillez dur et n'abandonnez jamais" ont façonné la psychologie moderne de l'entrepreneur. Hélas, on parle désormais des troubles psychiques de l'entrepreneur, qui ont tout sacrifié à leur rêve de devenir le nouveau Steve Jobs.

Le burn-out, ou la dépression ne sont plus des sujets tabous dans le milieu de l'entrepreneuriat (à propos avez-vous lu le récent article, rédigé par Sévrine Lysimaque - Comment vaincre la dépression ? - Sinon, lisez-le ici). Le mythe de "travailler dur" était pourtant rassurant. Il supposait que si l'on travaillait suffisamment on pouvait tout surmonter, tout accomplir. Bref je paie le prix, j'ai ce que je veux. Mais Netflix dans son développement  a terriblement mis à mal ce concept. Il y a plusieurs façon de comprendre "Hardword is irrelevanr". Le plus immédiate est celle-ci : "Et les gars, on se moque que vous travaillez dur ou pas, tout ce qui nous importe c'est le résultat". L'approche peut sembler impitoyable, mais elle peut aussi signifier "Et les gars, on se moque que vous alliez surfer à 15h00 tant que vous produisez les résultats souhaités". Et ça, ça peut être rassurant. En France peut-être plus qu'ailleurs il est bien vu d'arriver tôt et de partir tard (n'est-ce pas Mr le président....la France qui se lève tôt).

D'ailleurs je me souviens encore de ce jour lointain, ou ayant pris mon courage à deux mains, alors que je travaillais à la banque, le coeur battant la chamade, mais fier et enthousiaste ...j'étais parti ...à l"heure! Quand je suis passé dans le hall, je sentais tout autour de moi la perplexité. Même pas d'animosité, juste une forme d'incompréhension profonde.
Mais loin de moi pourtant,  l'envie de dénigrer le travail ou le mérite de ceux qui travaillent dur. Malheureusement ce sont souvent...les plus pauvres. Ils doivent travailler très dur car leur travail est peu valorisé économiquement, bien qu'il soit souvent pénible et indispendable.

Mais revenons à Netflix. La société en est arrivé à cette formule quand après une grosse crise, elle a survécu après avoir dû licencier une bonne partie de ses employés. Elle s'est rendu compte que finalement elle pouvait être plus productive avec moins de monde. Peu importait que vous ayez contribué au succès de la société dans les premiers jours, si vous n'êtiez plus indispensables aujourd'hui. peu importe que vous travailliez dur, si vous ne produisiez pas les résultats attendus.

D'ailleurs une autre formule est intégrée dans la culture de l'entreprise : "Nous sommes une équipe professionnelle, pas une famille". Dans une équipe professionnelle on ne sélectionne pas les joueurs par amour ou pour leur faire plaisir, mais parce qu'ils sont les meilleurs et qu'ils peuvent faire gagner l'équipe. Là encore le ton est donné "On ne vous gardera que si on a besoin de vous". Comme le dit le PDG du groupe cette philosophie n'est pas faite pour tout le monde.  Et nul doute que l'approche "famille " puisse fonctionner dans d'autres contextes. En se sentant en confiance dans une équipe , certains pourront donner leur pleine mesure, alors que sous la pression d'une interruption prématurée de leur contrat, ils dysfonctionneraient.

Ceci étant dit les entrepreneurs devraient vraiment considérer cette approche Netflix. Quand un professionnel quitte son emploi salarié pour se lancer dans l'entrepreneuriat, il peut être tenté de retrouver ses vieux réflexes. Arriver tôt, partir tard, travailler beaucoup. Ce n'est pas que ce ne soit pas utile, c'est que ce n'est pas suffisant. En tant qu'entrepreneur vous devez établir un système rentable par lequel vous délivrez votre valeur sur le marché,  et vous percevez une contrepartie financière. Si vous n'avez pas cela, vous pourez travailler aussi dur que vous le souhaitez, ça ne marchera pas. Le risque est de travailler dur à ce qui est habituel et confortable, et de ne ne pas faire les actions vraiment rentables, qui sont plus inconfortables pour beaucoup. Ainsi travailler dur devient une façon de s'empêcher de faire ce qui est vraiment important, tout en se donnant bonne conscience. Maintenant, vous êtes prévenu(e)...

Mais se pose aussi la question de l'utilité sociale ou sociétale du groupe. Comme me le faisait remarquer mon frère, à chaque fois que je paie 9 euro pour avoir accès à Netflix, quelle proportion de cet argent circule dans la société guadeloupéenne (ou  à plus grande échelle, française). Pas grand chose. Quans nous allions au vidéo club louer un film on savait que cela profitait au gérant, à ses employés, eventuellement au propriétaire du local. Bref notre consommation enrichissait la collectivité. De façon générale on sait que plus on dépense son argent dans de petites structures de proximité, plus cet argent est redistribué dans la société. En se basant uniquement sur notre confort immédiat pour choisir comment nous consommons, nous enrichissons les mastodontes au détriment des plus petits. Pourtant aujourd'hui, l'entrepreneuriat est  accessible à tous. En fait la formule "Tout est possible" reste parfaitement valable pour chacun d'entre nous, même si le cynique pourrait légitimement rajouter "Tout est possible, le pire aussi". Ce à quoi l'optimiste répondrait, "c'est bien parce que le pire est possible que nous devons consacrer notre énergie à créer le meilleur, individuellement et collectivement"

Si l'aritcle vous a plus. likez-le et partagez-le ;-)

À votre succès

Frédéric

Je susi coach professionnel et en développement personnel et j'accompagne mes clients dans la réalisation de leur idéal.

Frédéric ARRON

frederic arron coach perso guadeloupe

  • 97122 BAIE-MAHAULT
  • Guadeloupe
  • Tél. 0690 76 16 15
  • Mentions légales
  • Plan du site